Un logiciel DMX gratuit peut transformer un ordinateur en véritable console de lumière : des scènes illimitées, des effets qui parcourent une rangée de projecteurs, des appareils à pixels pilotés LED par LED, parfois même une lumière calée sur la musique. Le tout sans dépenser un centime en licence.
Il y a pourtant un piège que beaucoup découvrent trop tard : un ordinateur ne sait pas parler DMX tout seul. Il lui faut une interface, USB ou réseau, entre lui et vos projecteurs. Ce guide vous explique ce qu’il faut vraiment pour démarrer, comment choisir parmi les familles de logiciels gratuits, et comment réussir votre premier show.
Nous ne citons volontairement aucun nom de logiciel : les offres changent, les versions gratuites évoluent, et le meilleur choix dépend de votre matériel. Nous vous donnons plutôt la grille de critères qui permet de trancher en connaissance de cause, puis la méthode, pas à pas, de l’installation au premier chenillard.
Le logiciel est gratuit, l’interface ne l’est jamais : c’est elle qui relie l’ordinateur à la ligne DMX.

Dans cet article
- Logiciel DMX gratuit : comment piloter ses lumières depuis un ordinateur ?
- Les familles de logiciels DMX gratuits
- Quel logiciel DMX gratuit choisir : les critères qui comptent
- Installer un logiciel DMX gratuit pas à pas
- Le profil d’appareil : la clé d’un patch réussi
- Programmer ses scènes, chenillards et effets
- Art-Net et réseau : piloter sans interface USB
- Le matériel à prévoir en plus du logiciel
- Exemple : préparer un premier show de soirée
- Console, logiciel, ou les deux ?
- Logiciel DMX et projecteurs éloignés : le relais sans fil
- Les bonnes pratiques pour un show sur ordinateur
- Dépannage : quand le logiciel ne pilote rien
- Le vocabulaire des logiciels DMX, en clair
- Nos coups de cœur pour un pilotage sur ordinateur
- Questions fréquentes sur les logiciels DMX gratuits
- En résumé : démarrer avec un logiciel DMX gratuit
Logiciel DMX gratuit : comment piloter ses lumières depuis un ordinateur ?
Un logiciel DMX fait exactement ce que fait une console : il envoie des valeurs de 0 à 255 sur les canaux d’un univers DMX de 512 canaux. La différence, c’est l’interface avec vous. Au lieu de curseurs physiques, vous avez un écran, une souris, un clavier, parfois un écran tactile.
Cet écran change tout pour les installations riches. On voit chaque appareil, on nomme ses canaux, on dessine des effets sur une grille, on enregistre des centaines de scènes. Pour des appareils à pixels ou des barres à segments, c’est un confort que peu de consoles d’entrée de gamme offrent.
L’interface, le maillon indispensable
Un ordinateur ne possède pas de prise DMX. Pour que les ordres du logiciel arrivent jusqu’aux projecteurs, il faut un boîtier qui les convertit en signal DMX512. Il en existe deux grandes familles.
- L’interface USB vers DMX : elle se branche sur un port USB de l’ordinateur et offre une sortie XLR, comme une console.
- Le nœud réseau : il reçoit les ordres par un câble réseau, souvent avec le protocole Art-Net, et les restitue en DMX, ou pilote directement des appareils réseau.
Le logiciel et l’interface doivent se comprendre
Tous les logiciels ne reconnaissent pas toutes les interfaces. Certains fonctionnent avec une large gamme de boîtiers USB, d’autres seulement avec l’interface avec laquelle ils sont livrés. La sortie réseau en Art-Net, elle, est prise en charge par la plupart des logiciels récents.
C’est le premier critère de choix, avant même l’ergonomie : un logiciel qui ne reconnaît pas votre interface ne vous servira à rien, aussi gratuit soit-il.
Ce que l’ordinateur apporte, et ce qu’il demande
Il apporte de la mémoire, de l’affichage et de la souplesse. Il demande en échange un minimum de rigueur : un ordinateur stable, des mises à jour faites en dehors des dates, une sauvegarde de vos shows, et une solution de secours si l’écran se fige au milieu de la soirée.
Les familles de logiciels DMX gratuits
Derrière la recherche « logiciel DMX gratuit » se cachent des outils très différents. Les ranger en quatre familles aide à comprendre ce que l’on peut attendre de chacun, et ce qu’il faudra vérifier avant de l’adopter.
Les logiciels libres et open source
Développés par des communautés de passionnés, ils sont gratuits sans limite de durée et souvent disponibles pour plusieurs systèmes d’exploitation. Beaucoup sont traduits en français et accompagnés de forums actifs, de tutoriels et de bibliothèques d’appareils enrichies par les utilisateurs.
Leur force est la polyvalence : scènes, chenillards, effets matriciels, commande MIDI, sortie réseau. Leur limite tient parfois à l’ergonomie, plus technique, qui demande quelques soirées de prise en main.
Les logiciels gratuits livrés avec une interface
Certaines interfaces USB sont vendues avec un logiciel gratuit, conçu pour elles. L’avantage : tout fonctionne ensemble dès le premier branchement, sans réglage de pilote. L’inconvénient : le logiciel ne reconnaît souvent que cette interface, et vous lie à elle pour l’avenir.
Les versions gratuites de logiciels payants
De nombreux logiciels professionnels proposent une version gratuite, limitée en nombre d’univers, de canaux ou de sorties, ou réservée à la programmation sans sortie réelle. C’est une excellente porte d’entrée pour apprendre, à condition de vérifier que la limite convient à votre parc.
Les applications pour tablette et téléphone
Des applications permettent de piloter un réseau Art-Net ou une interface sans fil depuis une tablette. Elles conviennent bien aux réglages rapides et aux petites installations, ou comme télécommande d’un logiciel installé sur un ordinateur.
| Famille | Points forts | À vérifier avant d’adopter |
|---|---|---|
| Libre et open source | Gratuit sans limite, souvent en français, communauté | Interfaces reconnues, temps de prise en main |
| Livré avec une interface | Fonctionne dès le branchement | Reconnaît-il une autre interface ? |
| Version gratuite d’un logiciel payant | Ergonomie soignée, outils pros | Univers, canaux et sorties autorisés |
| Application pour tablette | Mobilité, réglages rapides | Protocole réseau, nombre d’appareils |
Quel logiciel DMX gratuit choisir : les critères qui comptent
La question « meilleur logiciel DMX gratuit » n’a pas de réponse universelle. Le meilleur, c’est celui qui reconnaît votre interface, tourne sur votre ordinateur, parle votre langue et sait gérer vos appareils. Voici les critères, dans l’ordre où il faut les examiner.
1. La compatibilité avec votre interface
Consultez la liste des interfaces prises en charge par le logiciel, ou la liste des logiciels compatibles avec votre interface. Si vous n’avez pas encore d’interface, choisissez d’abord le logiciel, puis une interface qu’il reconnaît, ou partez sur une sortie réseau en Art-Net, la plus universelle.
2. Le système de votre ordinateur
La recherche « logiciel DMX gratuit pour PC » est la plus fréquente, mais tous les ordinateurs ne se valent pas face à un logiciel donné. Vérifiez que celui qui vous intéresse existe pour votre système d’exploitation, et que votre interface y dispose d’un pilote.
3. La langue et la documentation
Un logiciel DMX gratuit en français facilite énormément la prise en main, surtout pour les menus de patch et les messages d’erreur. À défaut, privilégiez un logiciel dont la documentation et les tutoriels sont nombreux : une communauté active vaut parfois mieux qu’une traduction.
4. La bibliothèque d’appareils
Le logiciel doit connaître vos projecteurs, ou vous permettre de les décrire. Une bonne bibliothèque contient des profils prêts à l’emploi, qui nomment chaque canal. Si votre appareil n’y figure pas, vérifiez que vous pouvez créer un profil à partir du tableau des canaux de sa notice.
5. La simplicité pour débuter
Les recherches « logiciel DMX le plus simple » et « logiciel DMX débutant » sont nombreuses, et pour cause. Pour une première installation, un logiciel qui propose une vue claire des appareils, des scènes et des chenillards vaut mieux qu’un outil complet mais intimidant. Vous pourrez évoluer ensuite.
6. Le nombre d’univers et de canaux
Un univers compte 512 canaux. Pour une soirée DJ, un seul suffit largement. Pour des appareils à pixels, il en faut parfois plusieurs : les 8 tubes LED pixel DMX ArtNet de la boutique montent jusqu’à 480 canaux selon le mode, soit presque un univers à eux seuls.
7. La pérennité
Un logiciel gratuit maintenu depuis des années, avec des mises à jour régulières, est un meilleur pari qu’un outil récent sans communauté. Vos shows représentent des heures de travail : choisissez un logiciel qui sera encore là dans quelques années, et qui exporte vos fichiers.
Le meilleur logiciel DMX gratuit est celui qui reconnaît votre interface et connaît vos appareils.
Installer un logiciel DMX gratuit pas à pas
Voici la méthode complète pour passer de l’ordinateur nu à la première lumière. Elle vaut pour la plupart des logiciels ; les noms de menus changent, la logique reste la même.
- Branchez l’interface et installez son pilote si nécessaire.
- Installez le logiciel et ouvrez un nouveau projet.
- Choisissez la sortie : l’interface USB ou le réseau Art-Net.
- Patchez vos appareils : profil, mode et adresse de chacun.
- Reliez l’interface à la ligne DMX et terminez la ligne par un bouchon.
- Testez chaque appareil canal par canal.
- Créez vos scènes et vos chenillards, puis sauvegardez.
Étape 1 : l’interface et son pilote
Branchez l’interface sur un port USB de l’ordinateur, ou reliez le nœud réseau par câble. Certaines interfaces demandent un pilote, d’autres sont reconnues directement. Suivez la notice de l’interface, et vérifiez qu’elle apparaît bien dans le logiciel avant d’aller plus loin.
Étape 2 : le logiciel et le projet
Installez le logiciel depuis sa source officielle, jamais depuis un site de téléchargement douteux. Créez un nouveau projet, nommez-le avec le lieu ou l’événement, et enregistrez-le tout de suite : vous prendrez ainsi l’habitude de sauvegarder.
Étape 3 : choisir la sortie
Dans les réglages de sortie, associez l’univers 1 à votre interface USB, ou à une adresse réseau si vous travaillez en Art-Net. Sans cette étape, le logiciel calcule de belles scènes qui ne sortent nulle part : c’est l’oubli le plus fréquent des débutants.
Étape 4 : le patch
Le patch consiste à déclarer chaque appareil : son type, son mode de canaux et son adresse de départ. Le logiciel sait alors que le canal 9 appartient au deuxième projecteur, et à quelle fonction il correspond. Reportez-vous aux adresses réglées sur l’afficheur de chaque appareil.
Étape 5 : la ligne DMX
De la sortie de l’interface, la ligne DMX se câble exactement comme depuis une console : sortie vers l’entrée du premier appareil, puis d’appareil en appareil, avec un bouchon de 120 ohms au bout. Notre tutoriel de câblage DMX détaille chaque geste.
Étape 6 : le test canal par canal
Avant toute scène, testez chaque appareil seul. Montez son canal d’intensité, puis chaque couleur l’une après l’autre. Si le rouge s’allume quand vous demandez du vert, le mode de l’appareil ne correspond pas au profil choisi dans le patch.
Étape 7 : scènes, chenillards et sauvegarde
Une fois tous les appareils validés, créez vos premières scènes et vos premiers chenillards, puis sauvegardez le projet sous un nouveau nom. Gardez une copie sur une clé USB ou un autre support : une sauvegarde unique n’en est pas une.
Le profil d’appareil : la clé d’un patch réussi
Le profil d’un appareil, parfois appelé fixture, décrit ses canaux dans l’ordre : intensité, rouge, vert, bleu, blanc, stroboscope, mouvement, gobos. C’est lui qui permet au logiciel d’afficher des curseurs nommés au lieu de numéros de canaux.
Trouver le bon profil
Cherchez d’abord dans la bibliothèque du logiciel un profil qui correspond exactement à votre appareil et à son mode. Attention aux ressemblances : deux projecteurs qui se ressemblent peuvent ranger leurs canaux différemment. Un profil approximatif donne des couleurs fausses.
Créer un profil soi-même
Si l’appareil n’existe pas dans la bibliothèque, la plupart des logiciels permettent de créer un profil. Ouvrez la notice de l’appareil à la page du tableau des canaux, et recopiez-le ligne par ligne, mode par mode. C’est un quart d’heure de travail, à faire une fois pour toutes.
Un appareil, plusieurs modes
Beaucoup d’appareils proposent plusieurs modes. La barre LED DMX 18 x 18 W se règle en 11, 29, 108 ou 119 canaux ; la barre LED wall washer à 24 LED en 12 ou 32 canaux. Les modes longs, qui commandent chaque segment, sont précisément ceux qu’un logiciel exploite le mieux.

Programmer ses scènes, chenillards et effets
Une fois le patch fait, le logiciel devient un terrain de jeu. Voici les outils que l’on retrouve dans la plupart des logiciels DMX gratuits, et la manière de s’en servir sans se perdre.
Les scènes
Comme sur une console, une scène fige l’état de tous les appareils à un instant donné. La différence : vous pouvez en créer autant que vous voulez, les nommer, les classer et les retrouver d’un clic. Préparez une scène par moment de la soirée, puis des variantes de couleur.
Les chenillards et les séquences
Un chenillard enchaîne des scènes, avec une durée et un fondu par pas. Le logiciel permet souvent de les déclencher en boucle, d’en faire tourner plusieurs en même temps, ou d’en régler la vitesse au tempo de la musique.
Les effets matriciels et le pixel mapping
C’est là que l’ordinateur prend l’avantage. On dispose ses barres ou ses tubes sur une grille à l’écran, puis on y projette un dégradé, une vague, une image ou une animation : le logiciel calcule la couleur de chaque segment. Les tubes LED pixel et les barres en mode long sont faits pour cela.
La synchronisation avec la musique
La recherche « logiciel DMX synchro musique » est fréquente. Selon le logiciel, la synchronisation passe par une entrée audio qui détecte le rythme, par une touche de tempo, par la commande MIDI depuis un contrôleur ou un logiciel de mix, ou par une ligne de temps calée sur un morceau précis.
La ligne de temps pour les shows écrits
Pour un spectacle, une entrée de mariés ou une démonstration, certains logiciels proposent une ligne de temps : chaque changement de lumière est placé à la seconde près sur la bande-son. Le show se rejoue alors à l’identique, soirée après soirée.

Art-Net et réseau : piloter sans interface USB
Le protocole Art-Net transporte des univers DMX sur un réseau informatique. Le logiciel envoie ses données par la prise réseau de l’ordinateur, et un nœud ou un appareil compatible les reçoit. Beaucoup de logiciels DMX gratuits savent émettre en Art-Net, ce qui évite l’achat d’une interface USB spécifique.
Un exemple concret : les tubes LED pixel
Les 8 tubes LED pixel DMX ArtNet de la boutique sont livrés avec un boîtier de commande qui accepte le DMX512 et l’ArtNet. Le signal arrive par câble XLR en DMX, ou par câble réseau en ArtNet, et les tubes se relient au boîtier par câble réseau.
Les boutons du boîtier permettent de régler les adresses IP et les adresses DMX sans ordinateur, et un mode automatique permet de les faire fonctionner sans console ni logiciel. Selon le mode, les canaux de commande vont de 7 à 480.
Réseau filaire plutôt que WiFi
Pour un spectacle, préférez un câble réseau entre l’ordinateur et le nœud ou le boîtier. Le WiFi fonctionne, mais une liaison sans fil partagée avec les téléphones du public est moins prévisible. Si vous devez vous passer de câble, un système de DMX sans fil dédié est plus adapté, comme nous l’expliquons dans notre guide du DMX sans fil.
Un réseau dédié à la lumière
Branchez l’ordinateur et les appareils sur un petit réseau réservé à la lumière, sans le relier à internet pendant le spectacle. Vous évitez ainsi les mises à jour intempestives et le trafic qui pourrait perturber les données.
En Art-Net, un câble réseau et un réseau dédié valent mieux que le WiFi de la salle.
Le matériel à prévoir en plus du logiciel
Le logiciel est gratuit, mais il ne fonctionne pas seul. Avant votre première soirée, faites le tour de ce qui doit l’accompagner : rien de très coûteux, mais chaque élément manquant peut bloquer toute l’installation.
L’ordinateur
Un ordinateur portable récent suffit pour piloter quelques projecteurs. Choisissez de préférence une machine fiable, avec un écran lisible dans la pénombre et assez de ports pour l’interface, une souris et éventuellement un contrôleur. Gardez son chargeur avec le matériel lumière.
L’interface et ses câbles
Prévoyez l’interface USB vers DMX ou le nœud réseau, son câble USB ou réseau, et un câble DMX pour rejoindre le premier projecteur. Vérifiez le format de la sortie de l’interface : XLR à 3 broches, comme la plupart des projecteurs de soirée, ou à 5 broches, avec un adaptateur.
La ligne DMX elle-même
Les câbles DMX, le bouchon de 120 ohms pour le dernier appareil, éventuellement un répartiteur si la ligne se divise : rien ne change par rapport à une installation avec console. Les règles de notre tutoriel de câblage s’appliquent à l’identique.
Un petit réseau pour l’Art-Net
Si vous travaillez en Art-Net, prévoyez un câble réseau, et un petit commutateur réseau si plusieurs boîtiers ou appareils doivent être reliés à l’ordinateur. Notez les adresses IP de chaque appareil sur votre feuille de patch.
Un contrôleur physique, en option
Beaucoup de logiciels acceptent un contrôleur MIDI à pads ou à curseurs. Il redonne des boutons physiques sous les doigts, pour déclencher les scènes ou régler l’intensité générale sans chercher la souris. C’est souvent le meilleur compromis entre console et ordinateur.
Une console de secours
Enfin, gardez si possible une petite console prête à brancher. Le jour où l’ordinateur refuse de démarrer, elle sauve la soirée en quelques minutes : il suffit de la relier à la ligne DMX à la place de l’interface.
Exemple : préparer un premier show de soirée
Rien ne vaut un exemple. Imaginons une soirée avec quatre projecteurs PAR, deux barres LED et deux lyres, pilotés depuis un logiciel gratuit et une interface USB. Voici comment préparer le show la veille, dans le calme.
Le patch
Les quatre PAR sont réglés en 7 canaux aux adresses 1, 8, 15 et 22. Les deux barres, en 12 canaux, prennent les adresses 29 et 41. Les deux lyres, en 14 canaux, commencent à 53 et 67. Le tout tient dans 80 canaux d’un seul univers. Notez ces adresses sur l’afficheur de chaque appareil et dans le patch du logiciel.
Les scènes de base
Créez six scènes, une par moment de la soirée : l’accueil en lumière douce, le repas en tons chauds, l’ouverture de bal, la piste animée, le slow et la fin de soirée. Nommez-les clairement : en pleine soirée, vous les retrouverez d’un coup d’œil.
Les chenillards
Ajoutez trois chenillards : une rotation lente des couleurs pour l’apéritif, un enchaînement rapide pour la piste, et un balayage des lyres pour les moments forts. Réglez leur vitesse, ou associez-la à la touche de tempo du logiciel.
Les commandes d’urgence
Placez en évidence un bouton de blackout et un bouton qui rappelle une lumière de service neutre, utile pour un discours ou une annonce. Si vous utilisez un contrôleur MIDI, attribuez-leur deux pads faciles à trouver dans le noir.
La répétition
Avant de ranger, jouez la soirée en accéléré : chaque scène, chaque chenillard, chaque bouton. Corrigez ce qui ne va pas, sauvegardez sous un nouveau nom, et copiez le fichier sur un second support. Le jour J, il ne restera qu’à brancher et à charger le projet.
Un show sur ordinateur se prépare la veille et se joue le jour même, sans improviser la programmation.
Console, logiciel, ou les deux ?
« Console DMX ou logiciel » : la question revient chez tous ceux qui s’équipent. La réponse dépend de votre usage, et beaucoup de prestataires finissent par utiliser les deux.
Quand le logiciel s’impose
Pour les appareils à pixels, les barres en mode long, les shows écrits sur une bande-son et les installations de plus d’un univers, le logiciel est presque indispensable. Il offre aussi un confort de programmation et d’affichage qu’une petite console ne peut pas égaler.
Quand la console reste préférable
Pour une soirée improvisée, la console physique reste plus rapide : des curseurs sous les doigts, un démarrage instantané, aucun risque de mise à jour au mauvais moment. Les consoles de la boutique, comme le contrôleur DMX 192 canaux à 30 banques, mémorisent leurs scènes et fonctionnent sans ordinateur.
Le duo gagnant
Beaucoup de prestataires programment leurs ambiances riches sur ordinateur et gardent une console en secours, prête à prendre le relais si l’ordinateur flanche. Notre guide pour choisir son contrôleur DMX vous aide à choisir cette console de secours.

Logiciel DMX et projecteurs éloignés : le relais sans fil
Un logiciel n’oblige pas à tirer des câbles partout. La sortie DMX de l’interface peut alimenter un émetteur DMX sans fil, exactement comme la sortie d’une console. Les récepteurs, branchés sur les projecteurs éloignés, reçoivent alors les ordres du logiciel.
Le système DMX512 sans fil se branche ainsi sur la sortie XLR de l’interface. Sa portée est annoncée à 400 m en visibilité directe, avec 7 identifiants de groupe pour faire cohabiter plusieurs réseaux.

Les bonnes pratiques pour un show sur ordinateur
Un ordinateur est un outil puissant, mais il n’a pas été conçu pour la scène. Quelques habitudes évitent les mauvaises surprises en plein événement.
Un ordinateur préparé pour la lumière
Désactivez la mise en veille, l’écran de veille et les mises à jour automatiques pendant les dates. Fermez les autres logiciels, coupez les notifications et branchez l’ordinateur sur secteur. Si possible, réservez un ordinateur à la lumière.
Les sauvegardes
Sauvegardez le projet après chaque séance de programmation, et gardez une copie sur un autre support. Avant une date importante, exportez une version figée du show : en cas de problème, vous repartez d’un fichier qui fonctionnait.
Le plan de secours
Gardez toujours un moyen de reprendre la main sans l’ordinateur : une petite console prête à brancher, ou des projecteurs capables de tourner en mode automatique. Une soirée ne s’arrête pas parce qu’un écran se fige.
Les effets qui demandent de la vigilance
Un logiciel peut déclencher fumée et stroboscope aussi facilement que de la couleur. Avant d’utiliser une machine à fumée, vérifiez la ventilation de la salle et prévenez le responsable du lieu, car les détecteurs de fumée peuvent se déclencher. Avant tout effet stroboscopique, prévenez le public, en pensant aux personnes atteintes d’épilepsie photosensible.
Dépannage : quand le logiciel ne pilote rien
La plupart des problèmes se résolvent en vérifiant, dans l’ordre, l’interface, la sortie du logiciel, le patch et la ligne DMX.
- Le logiciel détecte-t-il l’interface ?
- L’univers est-il bien associé à la sortie USB ou réseau ?
- Les appareils sont-ils en mode DMX, avec la bonne adresse ?
- Le profil choisi correspond-il au mode de chaque appareil ?
- La ligne DMX est-elle terminée par un bouchon ?
Le logiciel ne voit pas l’interface
Débranchez et rebranchez l’interface, essayez un autre port USB, puis vérifiez l’installation de son pilote. Si le problème persiste, consultez la liste des interfaces reconnues par le logiciel : la vôtre n’en fait peut-être pas partie.
Les scènes changent à l’écran, mais rien ne s’allume
La sortie n’est pas activée ou n’est pas associée au bon univers. Vérifiez les réglages de sortie, puis le voyant de l’interface s’il en a un. En Art-Net, vérifiez que l’ordinateur et le boîtier sont sur le même réseau.
Les couleurs sont fausses
Le profil ne correspond pas au mode de l’appareil. Comparez le nombre de canaux du profil et celui réglé sur l’afficheur du projecteur, puis corrigez l’un ou l’autre pour qu’ils concordent.
Les projecteurs scintillent
C’est le plus souvent un problème de ligne, pas de logiciel : absence de bouchon, câble de micro au lieu d’un câble DMX, ou câble en Y. Revoyez la ligne avec la méthode de notre tutoriel de câblage.

Le vocabulaire des logiciels DMX, en clair
Les logiciels DMX empruntent beaucoup de mots à l’anglais et au monde du spectacle. Voici les termes que vous croiserez le plus souvent, expliqués simplement, pour ne pas vous perdre dans les menus.
- Univers : un ensemble de 512 canaux DMX, l’équivalent d’une ligne DMX complète.
- Patch : la liste des appareils déclarés dans le logiciel, avec leur profil, leur mode et leur adresse.
- Profil ou fixture : la description des canaux d’un appareil, dans l’ordre, pour un mode donné.
- Scène ou cue : l’état figé de tous les appareils à un instant donné.
- Chenillard ou chase : une suite de scènes jouées dans l’ordre, avec une durée et un fondu par pas.
- Fondu : le temps de passage progressif d’une scène à l’autre.
- Blackout : la coupure générale de la lumière, d’un seul geste.
- Art-Net et sACN : deux protocoles qui transportent des univers DMX sur un réseau informatique.
- Nœud : un boîtier qui reçoit les données réseau et les restitue en DMX sur une prise XLR.
- Pixel mapping : la projection d’un effet ou d’une image sur une grille de segments lumineux.
- MIDI : un protocole musical qui permet de déclencher des scènes depuis un clavier ou un contrôleur à pads.
- RDM : une extension du DMX qui permet à certains appareils de renvoyer des informations à la console ou au logiciel.
Ce vocabulaire est le même d’un logiciel à l’autre, même si les menus changent. Une fois ces notions acquises, passer d’un logiciel gratuit à un autre, ou d’une console à un logiciel, devient beaucoup plus simple.
Nos coups de cœur pour un pilotage sur ordinateur
Voici quatre appareils de la boutique dont les modes DMX prennent toute leur dimension avec un logiciel, du projecteur simple à la barre segmentée.
Retrouvez les appareils à piloter parmi les projecteurs PAR LED, les lyres LED et l’ensemble des jeux de lumière DJ et scène, et les consoles de secours dans la collection des contrôleurs DMX.
Questions fréquentes sur les logiciels DMX gratuits
Quel est le meilleur logiciel DMX gratuit ?
Il n’y en a pas un seul : le meilleur est celui qui reconnaît votre interface, fonctionne sur votre ordinateur, connaît vos appareils et vous paraît simple. Comparez d’abord la compatibilité, puis la langue, la bibliothèque d’appareils et le nombre d’univers autorisés.
Peut-on piloter des lumières DMX depuis un PC sans interface ?
Non : un ordinateur n’a pas de sortie DMX. Il faut une interface USB vers DMX, ou un nœud réseau qui reçoit l’Art-Net. Certains appareils, comme des tubes LED pixel, acceptent directement l’ArtNet par leur boîtier de commande.
Existe-t-il un logiciel DMX gratuit en français ?
Oui, plusieurs logiciels libres et des versions gratuites de logiciels payants sont traduits en français. Vérifiez la langue de l’interface et de la documentation avant d’installer, surtout si vous débutez.
Un logiciel DMX gratuit est-il limité ?
Les logiciels libres sont en général gratuits sans limite. Les versions gratuites de logiciels payants limitent souvent le nombre d’univers, de canaux ou de sorties. Vérifiez que la limite couvre votre parc, en comptant 512 canaux par univers.
Peut-on synchroniser la lumière avec la musique ?
Oui, selon le logiciel : par une entrée audio qui détecte le rythme, par une touche de tempo, par la commande MIDI, ou par une ligne de temps calée sur un morceau. Testez la fonction avant de l’utiliser en public.
Faut-il un ordinateur puissant pour un logiciel DMX ?
Pas forcément pour quelques projecteurs. Les effets matriciels sur beaucoup de pixels et les visualisations en trois dimensions demandent davantage. Dans tous les cas, un ordinateur stable, à jour et réservé à la lumière vaut mieux qu’une machine puissante encombrée.
Console DMX ou logiciel : que choisir pour débuter ?
Pour une soirée simple avec quelques projecteurs, une console reste la solution la plus rapide. Pour des barres à segments, des tubes pixel ou des shows écrits, le logiciel s’impose. Beaucoup combinent les deux, la console servant de secours.
Peut-on utiliser un logiciel DMX avec des projecteurs sans fil ?
Oui : la sortie de l’interface se branche sur un émetteur DMX sans fil, et les récepteurs transmettent les ordres aux projecteurs éloignés. Les adresses et le patch restent les mêmes qu’en filaire.
En résumé : démarrer avec un logiciel DMX gratuit
Un logiciel DMX gratuit offre une puissance de programmation remarquable, à condition de lui associer une interface USB ou réseau compatible. Choisissez-le d’abord pour sa compatibilité avec votre interface et vos appareils, puis pour sa langue, sa simplicité et le nombre d’univers qu’il autorise.
Patchez soigneusement chaque appareil avec le bon profil et le bon mode, testez canal par canal, sauvegardez souvent, et gardez une console de secours. Vous profiterez alors pleinement des appareils à segments et à pixels, qui ne révèlent tout leur potentiel qu’avec un ordinateur.
Pour équiper votre installation, parcourez les projecteurs PAR LED et les contrôleurs DMX de la boutique.
À lire aussi : contrôleur DMX, comment choisir sa console, câblage DMX pas à pas et DMX sans fil.
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